Drôle de fin de lundi de jeun avec une soirée debrief jungle devant la Tv chez S. Une soirée presque macabre (pas la jungle... quoi que) mais au regard de l'excellent reportage mad in TSR sur le cannibale de Rothenburg.
Un allemand qui depuis sa tendre enfance veut manger quelqu'un trouve sur des sites spécialisés son alter ego, victime consentante et psykopath qui veut se faire découper la bite, la manger crue puis cuite, et la faire manger avant de se faire découper vivant, de mourir en beauté, heureux de réaliser son trip longtemps couvé. Une fois le repas terminé, puis toujours en accord avec son invité, le cannibale le tue de plusieurs coups de couteau à la gorge. Il l'étripe et découpe plusieurs morceaux du corps. Sur ce point, il déclare "Je l'ai pendu par les pieds, éviscéré puis découpé quelques trente kilos de viande, les meilleurs morceaux ont été conservés dans mon congélateur.
Les faits ne se passent pas en 1812 dans une tribu au fin fond du monde mais "chez nous" il y a juste quelques années. Et ce docu ne parle pas que de cannibalisme mais il soulève aussi la question du fantasme et des désirs inavouables. Ce type devait sûrement être un très bon voisin, inséré dans la société et pourtant il à mûrit depuis trente ans un fantasme précis... Manger quelqu'un pour l'avoir constamment en lui. Tous ça pourrait être anecdotique si des centaines, des milliers de personnes dans le monde n'avaient pas le même projet.
Au regard de ce très bon reportage et surtout du témoignage improbable du cannibale en prison, des questions me viennent: Comment devient on mangeur ou mangé ? Est-ce comme le fait d'être actif et/ou passif chez les gays ? On l'est et/ou on le devient ?
Est-ce "inné", naturel ?
Le deuxième larron volontaire donc, se fait couper la bite, hurle à la mort, côtoie une souffrance terrible, mais désirée, puis décide de prendre un bain le temps que l'autre cuisine le tout (même goût que le porc en plus amer),
mette la table avec sa plus belle vaisselle, des bougies et ouvre une bonne bouteille de vin... Comment peut on prendre un bain (ou avoir juste cette idée) dans un tel état ?
Puis vient le coup de grâce... au couteau s'il vous plaît et là tout m'échappe... D'où leur vient cette force de ne jamais faire marche arrière ? Qui peut prétendre aller aussi loi en toute conscience ?
Pourquoi mûrir une telle fin de soi ? Est-ce aussi un suicide qui n'en a pas les apparences ?
Quel courage mais ou va le monde...C'est fascinant !