Suite à diverses discussions ces derniers temps sur la politique en générale, le mariage de Sarkozy en particulier, ses déboires, ses supposés échecs, ses pourtant belles victoires pour la France mais dissimulées par toujours ce même discours de gauchiste, il était grand temps que moi aussi je m'exprime et que je donne ici ma version, ma vision des choses. Car la politique n’est pas une science, c’est un art. Une science c’est exact, démontrable, vérifiable, ça permet de créer, de standardiser, d’expliquer. L’art est incompréhensible, il passe par le vécu, le ressenti, il est de l’ordre du futile, il évolue, il est purement sorti de l'imaginaire.
De sa volonté de vivre en groupe l’homme réfléchit au comment et non au pourquoi. Tout n’est pas mesurable, tout n’est pas quantifiable. On n’est pas un homme politique parce qu’on a fait l’ENA ou parce qu’un Président de la République vous adoube. On est un homme politique parce qu’on croit en l’homme et parce qu’on veut le meilleur pour lui, pour son pays.
Mieux que croire en l’homme, il faut le comprendre. Tout le monde ne peut pas gouverner. Décider pour les autres est certainement l’exercice le plus difficile qui soit. Une charge politique doit être vécue comme un fardeau dans le sens mystique du terme. On sert sans jamais se servir. C'est un investissement de tous les instants. C'est l'engagement d'une vie.
Où sont les penseurs ? Où sont les philosophes ? Où sont les visionnaires ? Que reste-t-il de Sartre, Beauvoir, Veil, Badinter, Klarsfeld, De Villepin, BHL, de ces penseurs, de ces politiques qui ont eu le courage de regarder le monde, de me l'expliquer tel qu’il devrait être et non pas tel qu’il est !
Il y a des torts à droite comme à gauche. Je ne veux pas discréditer la classe politique. Nous avons la chance de vivre dans une démocratie. Et aussi imparfaite soit-elle, elle fonctionne encore. Et jusqu’à preuve du contraire c’est donc le peuple qui est souverain. Il est le seul qui choisit sa destinée en désignant ses représentants. La classe politique n’est que l’image que le peuple se fait d’elle. La République ce n’est pas un homme ou une équipe ni même une majorité, c’est le peuple. D'où ces erreurs de slogans et de compréhension durant la dernière campagne et la défaite de Royal. La République c’est la volonté que nous avons de vivre ensemble. Si on cesse d’y croire, elle cesse d’exister. La fin de l’idéal républicain et démocratique c’est la fin de la liberté, de l’égalité et bien sûr de la fraternité. Ces mots ne veulent peut-être plus rien dire mais ils existent et sont fièrement affichés en haut de nos mairies. C'est à nous de les faire vivre.
On peut encore faire avancer les choses, on peut encore changer le monde, il ne sera jamais figé. Quand bien même on déciderait de le figer, d’arrêter le temps, je me rappel à ce qui se passe dans des pays anachroniques et archaïque tel que la Corée du Nord pour ne citer que lui. Je garde donc en mémoire le témoignage d'un de mes prof à l'EHL parti quelques dizaines de jours en visite en sur place. Visite presque d'État, rencontre avec le numéro 2 du régime, encadrement permanent de l'armée, interrogatoire, fouille et réveil systématique au milieu de la nuit pour changer de caserne, le tout, toujours sous pression. Un récit que je n'oublierais pas. 10 ans après, tout ça pourrait passer pour loufoque, l'échiquier géo-politique à déjà changé. Nos sociétés ont légiféré sur la tolérance, elles devraient maintenant appliquer ce qu’elles estiment comme un droit pour leurs concitoyens au reste du monde.
Bien choisir ses gouvernants c’est offrir un monde meilleur, à soit, à ses voisins et à ses enfants. Nos démocraties occidentales ne sont pas réductibles à nos frontières politiques. La France, l’Union Européenne, les Etats-Unis, et les autres grandes puissances ont vocation à influencer le monde. Je dirais même qu’elles ont le pouvoir, et donc le devoir de le façonner. Nous devons restez des exemples et des leaders.
Du coup, mais quel misère de voir et de subir la série qui anime la ville symbole des prochaines élections. Non, David Martinon, vous n'avez jamais eu la légitimité de prendre Neuilly et surtout pas sur ordre de votre patron. Non, David Martinon, vous n'avez pas à proposer votre démission d'un poste de haut fonctionnaire car les sondages vous donnent perdant pour un poste locale. Mais dans quel monde vit-on ?
Tant que la politique se fera en famille, avec des coups bas et pour arranger tout le monde, notre pays, celui que j'aime n'avancera pas. C'est pas la course à échalote quand même. Gardez vos égos de merde au placard et continuez de mouillez votre chemise pour nous. J'ai voté pour un homme, Sarkozy, un projet qui m'a séduit, un style, des valeurs que je crois communes. Il rame maintenant, les affaires sont dures, le job n'est pas facile mais il essaie, il se trompe, il corrige. Il est en tout cas volontaire et ça reste important.
Certes je ne vis pas en France, oui tout ça ne me concerne pas, ni les mesures, ni les succès, encore moins les défaites mais j'aime mon pays, je souhaite que le meilleur car il faudra bien un jour que j'y retourne et pour ça je fais encore confiance aux politiques pour qui j'ai donné ma voix pour le remettre sur les rails. Nous avons retrouvé notre place en tête de l'Europe, nous allons de nouveau être écoutés. Depuis 2005, la parole de la France ne s'entendait plus. Chose maintenant oublié. Ce n'est que dans ce sens que le pays, le monde avancera. Confiance, paroles, ecoute et respect sont primordial pour vivre ensemble et faire avancer les choses