vendredi 29 février 2008

Moins 10

Grosse chute de tension ces temps et spécialement aujourd'hui...
Ça va plutôt mal mais tout va bien !

J'ai bien cru que jamais je n'allais pouvoir descendre le petit chêne, mes jambes me supportaient plus, mes yeux se fermaient et une terrible envie de vomir se faisait sentir. Super l'ambiance !! C'est sur que c'est pas en passant des nuits presque blanches, en me nourrissant de tout et de rien, en sortant beaucoup trop que je vais réussir à sortir la tête de l'eau. Mais Dieu sait que je ne perds pas mon temps, car je vois des gens... qui me sont chers !

Prenez par exemple une soirée cinéma pour voir l'ex film de l'année en compagnie du presque régional de l'étape, M, qui repère et vous confie d'une voix dont je me lasserai jamais tous les ptits secrets de tournage comme les distances impossible, les plages gays au fond de l'écran et les traditions régionales et vous aurez le secret d'une soirée réussi mais pas finie... Nous avons le temps, on s'en fout et moi j'étais en fait épuisé et c'est pas faute de me l'avoir dit 15 fois. Faut que j'ouvre les yeux de temps en temps. Nous allons nous revoir bientôt avec en prime une plaquette de Lexo. Il me reste que ça avant le suicide, en attendant j'avale ma boite de "Doliprone" (imitations de mon cher Dolipran)

Demain est un autre jour mais avant tout ce soir c'est vendredi et ma soirée est totalement consacré comme chaque fin de semaine à S, détente garanti, ça fait du bien !

Je me suis promis de finir mon appartement avant toute chose et ça dès lundi, de retour de Zurich. Tiens et si c'était la base du moral ?

mardi 26 février 2008

Chambre avec vue

3ème étage... chambre 302.
Au bout du couloir la Belgique, S pour la représenter.

Verre de vin frais, mamie Violette, des canards, une vue imprenable, un calme olympien, une chaleur de dingue, la pression de la journée qui redescend, la pression sanguine, elle, qui remonte, une alchimie assez rare, de l'humour, une envie pressante, du temps, une entrée fracassante mais maîtrisé, un sentiment de sécurité tellement agréable le tout avec un naturel déconcertant.

8h30, costume cravate et départ... Smart, What else !

Je crois que je suis prêt... Oui !

mardi 19 février 2008

Bye bye toi !

Panne d'inspiration ?

Non bien au contraire, il se passe tellement de choses dans ma vie que je me demande bien par ou commencer. Alors certes, comme ces quelques pages n'ont pas pour vocation de vous raconter ma vie, c'est vrai que j'ai du mal à trouver un angle d'attaque et noyer le poisson mais me dévoiler en maitrisant quand même les tenants et les aboutissants.

Que dire alors si ce n'est qu'il va falloir me lâcher la grappe, toi, que je n'ai pas envie de connaitre. Toi qui me fais des leçons au fil des journées sur la politique, l'économie, le civisme et la vie en général. Je t'emmerde toi qui roule en voiture japonaise, toi qui bosse dans le privé de luxe alors que le public aurait tellement plus de besoin de toi (mais vive la gauche caviar dont tu fait même pas partie... c'est drôle). Toi qui es frontalier mais qui préfère payer tes impôts en Suisse. Toi qui me donne des leçons de mondialisation et ses méfaits alors que tu es habillé de pied en tête by H&M marque réputé non pas, par son éthique et son commerce équitable, mais pour faire fabriquer ses pièces au Bangladesh. Je t'emmerde, fout moi la paix, laisse moi vivre, baiser qui je veux et surtout pas toi.

Car oui, voilà d'où vient ta vengeance et l'envie soudaine d'essayer de me détruire dans ta tête. Je ne veux rien... Ni avant, ni maintenant, ni demain avec toi et la seule chose que tu as trouvé est de me balancer le programme et les promesses de Sarkozy à la gueule pour tenter de me casser et de me réduire à néant. Pauvre type. Mais je te le redis, j'ai voté Sarkozy oui et je t'emmerde, j'ai voté pour lui, pour ses valeurs, des phrases entendues dans sa bouche qui m'ont parlées, son projet (le peu que j'ai vu) et parce qu'il porte des Ray Ban et c'est la class ! J'assume. Je suis issu de la bourgeoisie et j'exècre les gauchistes dans ton genre qui n'ont en plus, aucunes valeurs.

J'ouvre une parenthèse ici pour mon très cher et tendre ami B, adhérent à la LCR mais que j'aime tellement car lui est intelligent. Un révolutionnaire à Sce Po Paris avec Strauss Khan, Copé, De Villepin, Rocard et Ali Badou entre autres comme prof, moi j'adore. Lui, à le courage de ses opinions et respecte celles des autres.

Bye bye toi dont je ne sais toujours pas comment prononcer ton prénom. Tu n'es rien dans ma vie. Tu resteras qu'un sujet de conversation passé avec S pas plus et 2 dimanches... dont 1 de trop !

J'aimerais vraiment pas être à ta place. Je garde ma vie de droite, de superficiel, de snob, de rencontres, d'amitiés sincère, de Mc Do et même 2 fois par semaine, de DVD, de sexe, d'amex pour payer à la Coop, de clopes, de rires, de pleurs, de dimanche à regarder mon plafond, de films au cinéma, de métiers qui ne feront pas avancer la planète mais que j'aiment vraiment et pour lesquels je reste toujours excité, de soirées trop alcoolisées, de vie, de bien être (...) et l'échangerai jamais contre la tienne qui reste misérable. Je te plains seulement d'avoir (eu) cette attitude agressive et revancharde et de mettre la politique entre nous pour trouver des excuses et me détester. Tu es frustré mais change... change vite tu verras ça va t'aider.

Oui tiens j'ai même de la pitié pour toi mais je ne m'arrêterais pas sur ton chemin, je n’ai pas le temps. Et pourtant qu'est ce que j'aime le social ! Mais là non tu es juste minable. Sache aussi que je me fout de ta vie, de ton papier peint, de ce que tu as mangé hier ou ce matin. Je disparait sans même avoir réussi à te citer.

Demain j'ai un Facebook rendez vous (vive les réseaux social), là oui je me réjouis. Mais imaginons que A ne soit pas super intéressant au final (ça, je le saurais que demain), au moins lui à des envies, des rêves et reste ouvert et c'est important. Et puis je vois B un autre passionné.

LA aussi... Mais là, le sujet est vaste et je dois encore réfléchir à ce que je pourrais et doit écrire sur lui, sur nous. Il le vaut bien. Affaire à suivre...

vendredi 15 février 2008

Germano-Franco-Suisse

Deux français vivant en Allemagne, ne se connaissant pas, de passage chacun dans la région et la même semaine se seraient presque battus pour me voir il y a quelques jours de ça...

J'ai le temps moi et je rencontre ok :-)

W ou comment définir que le monde est petit. Il a vécu à 500 mètres de chez moi à Paris, à enseigné pour de jeunes élèves trop in dans un lycée qui m'est cher. Albert de Mun pour ne pas le citer. Maternelle, école, collège ou j'ai usé mes fonds de culottes et la patience de mes parents en même temps car oui j'ai fait de sacrés trucs là bas. Des bonnes mais plus souvent de moins bonnes choses. Je garde des amis de cette époque. Une bonne école privée sous contrat, catholique, messe et confessions à la clef ou la discipline était religion majeure. Mes conneries d'élèves moins. Ai été viré au grand dame de mes parents qui ont attrapés leur premier cheveux blancs durant mon époque Albert de Mun mais qui maintenant le regrette pas et sont avec le recul vraiment soulagés de ce départ cul de pied au cul. C'était une usine à fascho mais que de bon temps passé. L'école avait du bon. Donc W... Un café tard et ciao ciao, rien de plus, dès fois malgré des conversations passionnées et passionnantes le feeling passe pas plus que ça. Appelons ça l'alchimie.

Et justement en parlant d'alchimie...

LA que je n'ai pas vu... Mais nous avons le temps, la vie est à nous non ?
On se rattrape bientôt c'est promis. En attendant restons connecté, ça nous va bien ! Appelons ça le destin.

mercredi 13 février 2008

Dernière minute

Pas la peine de prendre
Cet air triste en me quittant
Puisque celle qui t'aime t'attend
Offre-lui de ma part ces lilas du jardin
Je ne lui en veux pas
Je la plains

Bon voyage, bon voyage
Le soleil brillera bien sans toi
Tu peux faire une croix
J'ai fini de t'aimer
Bon voyage et ne reviens jamais... Henri Salvador

mardi 12 février 2008

Réflexions un soir de février


Suite à diverses discussions ces derniers temps sur la politique en générale, le mariage de Sarkozy en particulier, ses déboires, ses supposés échecs, ses pourtant belles victoires pour la France mais dissimulées par toujours ce même discours de gauchiste, il était grand temps que moi aussi je m'exprime et que je donne ici ma version, ma vision des choses. Car la politique n’est pas une science, c’est un art. Une science c’est exact, démontrable, vérifiable, ça permet de créer, de standardiser, d’expliquer. L’art est incompréhensible, il passe par le vécu, le ressenti, il est de l’ordre du futile, il évolue, il est purement sorti de l'imaginaire.

De sa volonté de vivre en groupe l’homme réfléchit au comment et non au pourquoi. Tout n’est pas mesurable, tout n’est pas quantifiable. On n’est pas un homme politique parce qu’on a fait l’ENA ou parce qu’un Président de la République vous adoube. On est un homme politique parce qu’on croit en l’homme et parce qu’on veut le meilleur pour lui, pour son pays.

Mieux que croire en l’homme, il faut le comprendre. Tout le monde ne peut pas gouverner. Décider pour les autres est certainement l’exercice le plus difficile qui soit. Une charge politique doit être vécue comme un fardeau dans le sens mystique du terme. On sert sans jamais se servir. C'est un investissement de tous les instants. C'est l'engagement d'une vie.

Où sont les penseurs ? Où sont les philosophes ? Où sont les visionnaires ? Que reste-t-il de Sartre, Beauvoir, Veil, Badinter, Klarsfeld, De Villepin, BHL, de ces penseurs, de ces politiques qui ont eu le courage de regarder le monde, de me l'expliquer tel qu’il devrait être et non pas tel qu’il est !

Il y a des torts à droite comme à gauche. Je ne veux pas discréditer la classe politique. Nous avons la chance de vivre dans une démocratie. Et aussi imparfaite soit-elle, elle fonctionne encore. Et jusqu’à preuve du contraire c’est donc le peuple qui est souverain. Il est le seul qui choisit sa destinée en désignant ses représentants. La classe politique n’est que l’image que le peuple se fait d’elle. La République ce n’est pas un homme ou une équipe ni même une majorité, c’est le peuple. D'où ces erreurs de slogans et de compréhension durant la dernière campagne et la défaite de Royal. La République c’est la volonté que nous avons de vivre ensemble. Si on cesse d’y croire, elle cesse d’exister. La fin de l’idéal républicain et démocratique c’est la fin de la liberté, de l’égalité et bien sûr de la fraternité. Ces mots ne veulent peut-être plus rien dire mais ils existent et sont fièrement affichés en haut de nos mairies. C'est à nous de les faire vivre.

On peut encore faire avancer les choses, on peut encore changer le monde, il ne sera jamais figé. Quand bien même on déciderait de le figer, d’arrêter le temps, je me rappel à ce qui se passe dans des pays anachroniques et archaïque tel que la Corée du Nord pour ne citer que lui. Je garde donc en mémoire le témoignage d'un de mes prof à l'EHL parti quelques dizaines de jours en visite en sur place. Visite presque d'État, rencontre avec le numéro 2 du régime, encadrement permanent de l'armée, interrogatoire, fouille et réveil systématique au milieu de la nuit pour changer de caserne, le tout, toujours sous pression. Un récit que je n'oublierais pas. 10 ans après, tout ça pourrait passer pour loufoque, l'échiquier géo-politique à déjà changé. Nos sociétés ont légiféré sur la tolérance, elles devraient maintenant appliquer ce qu’elles estiment comme un droit pour leurs concitoyens au reste du monde.

Bien choisir ses gouvernants c’est offrir un monde meilleur, à soit, à ses voisins et à ses enfants. Nos démocraties occidentales ne sont pas réductibles à nos frontières politiques. La France, l’Union Européenne, les Etats-Unis, et les autres grandes puissances ont vocation à influencer le monde. Je dirais même qu’elles ont le pouvoir, et donc le devoir de le façonner. Nous devons restez des exemples et des leaders.

Du coup, mais quel misère de voir et de subir la série qui anime la ville symbole des prochaines élections. Non, David Martinon, vous n'avez jamais eu la légitimité de prendre Neuilly et surtout pas sur ordre de votre patron. Non, David Martinon, vous n'avez pas à proposer votre démission d'un poste de haut fonctionnaire car les sondages vous donnent perdant pour un poste locale. Mais dans quel monde vit-on ?

Tant que la politique se fera en famille, avec des coups bas et pour arranger tout le monde, notre pays, celui que j'aime n'avancera pas. C'est pas la course à échalote quand même. Gardez vos égos de merde au placard et continuez de mouillez votre chemise pour nous. J'ai voté pour un homme, Sarkozy, un projet qui m'a séduit, un style, des valeurs que je crois communes. Il rame maintenant, les affaires sont dures, le job n'est pas facile mais il essaie, il se trompe, il corrige. Il est en tout cas volontaire et ça reste important.

Certes je ne vis pas en France, oui tout ça ne me concerne pas, ni les mesures, ni les succès, encore moins les défaites mais j'aime mon pays, je souhaite que le meilleur car il faudra bien un jour que j'y retourne et pour ça je fais encore confiance aux politiques pour qui j'ai donné ma voix pour le remettre sur les rails. Nous avons retrouvé notre place en tête de l'Europe, nous allons de nouveau être écoutés. Depuis 2005, la parole de la France ne s'entendait plus. Chose maintenant oublié. Ce n'est que dans ce sens que le pays, le monde avancera. Confiance, paroles, ecoute et respect sont primordial pour vivre ensemble et faire avancer les choses

jeudi 7 février 2008

Une vérité qui dérange

Ce n'est pas parce que nos premiers rendez vous se faisaient au Palace et que le dernier était chez Manora que notre relation change. Elle évolue plutôt. Oui, nous sommes toujours fidèle... au quartier ;-) Mais aussi fidèle aussi à nos convictions, nos sentiments et nos acquis. Fidèles à nous mêmes. Je me sens extrêmement proche de S. Je l'aime et il me le rend bien malgré tout... Comme deux blessures au compteur. Je suis vraiment heureux de le compter parmi mes très très très proches, heureux de le connaitre de le reconnaitre, heureux de le comprendre, heureux de ce qu'il me donne.

Alors respect ou pas respect ? That is the question qui en fait n'a pas lieu d'être posée tellement la réponse est évidente. Il suffit juste de nous voir, de nous connaître, et de jauger la situation toujours unique pour y répondre. Je ne serais pas à le fréquenter et je ne l'aurais pas embrassé non plus. Je suis certes maso mais pas trop. Je suis difficilement manipulable et encore moins une trainée. S est bien trop important pour que je galvaude de savoureux mélanges de langues en retrait d'une soirée tout aussi vibrante.

La frontière en tout cas est mince est de temps en temps largement dépassé mais j'assume, je ne souffre pas et personnes d'ailleurs... C'est le principal ! Moi aussi je vis, je respire, j'aime, je caresse, j'embrasse (...) J'ai deux bras et je m'en sers. M... aime. Son regard sur moi, son attitude, ses lèvres ne trompent pas.

Seulement voilà, j'ai plus de pudeur sur le coup. Mais avec S, il n'y a pas de gagnant ou de perdant, car nous ne jouons pas. Je suis de toute façon plus réservé que lui sur ce que je pense, plus introverti. C'est une différence de caractère qui nous ai propre rien de plus. Ce qui n'empêche en rien le fait que je suis honnête et sincère. Et gare à toi, si je te dis le fond de ma pensée d'ailleurs. Sait-on jamais... Le contenu de celle-ci, tout comme moi, pourrait être imprévisible.

A suivre...

samedi 2 février 2008

Sacrée journée

"J'ai marié 2 électeurs du VIIIe qui habitent 55 rue du faubourg Saint Honoré" (François Lebel, maire d'arrondissement, 12h30)

"J'ai enfin j'ai mes nouvelles chaises. Du coup, le moral remonte"
(Martin, Lausanne, 17h00)

Il s'en est passé des choses importantes aujourd'hui !!!
Je savais que la journée du 2 serait cruciale...

Vive la suite...

1946-2008

2 février mais pas d'anniversaire. Plus de fête et tant de questions qui s’imbriquent là où je sens le vide, jusqu’à la souffrance, qui obsèdent jusqu’à la rupture qui me tanne. Ce putain point de rupture... Tout me ramène toujours à ça. N’importe quel cheminement, n’importe quel comportement, n’importe quel sentiment, tout me conduit toujours vers elle. Mais après avoir cherché profondément dans cette absence, après avoir été si souvent à la frontière, je n’ai toujours pas de réponse. Le vide est toujours là.

L’harmonie est introuvable... Pas même de quoi calmer la souffrance. Et les questions sont plus nombreuses au fil du temps. Je cherche. Encore et toujours. J’ignore toujours comment combler ce vide. Pourtant j'essaye, c'est promis... Plus le temps passe et plus j’essaye. Parfois j’ai cru avoir trouvé une piste, mais le gouffre se réouvre et tout est balayé. Plus je vieillis et plus j’apprivoise ce deuil, c'est une chance, je m'accroche. J'ai cherché si ardemment, si souvent... Accompagné, à chaque pas, de cette blessure, de ces folles questions, de cette angoisse paralysante, je m’en sers et m'en nourris je crois.

Je cherche avec une terreur secrète: Trouver

Ce soir je suis invité à une pendaison de crémaillère chez S... Une bonne occasion de penser à autre chose, de voir et de comprendre. Difficile mission que je me suis confié mais j'aime.