jeudi 16 octobre 2008

Forever

Que dire de plus... Le mieux est d'écouter cette chanson magnifique. Tout est dit et même plus

A qui de droit...

mardi 14 octobre 2008

Réflexions...

Je ne le connaissais pas
Je ne le fréquentais pas
Je n'étais pas un de ses amis, ni de près, ni de loin
Mais je l'avais dès fois croisé, vu, revu et je lui parlais de temps à autre.

L'annonce du suicide de C m'a quand même touché voir troublé. Il semblait avoir tout pour lui. En tout cas, j'en étais persuadé. Ses vrais amis et ceux sur Facebook aussi. Ils restent pour la plupart avec le souvenir de sa joie de vie, de sa bonne humeur et de son éternel sourire. Il ne devait peut être pas en avoir conscience avant de se pendre dans sa chambre jeudi passé.

Se pendre... Mais ou se pendre chez soi d’abord ? Je me posais cette question, puis LB m'a dit qu'une poignée de porte suffisait... Évident !

A t'il prit une douche ? A t-il changé de vêtements ? A t'il voulu ou pensé à régler des affaires courantes ? A-t-il vécu pendant des jours avec une envie crescendo d'en finir ? A t'il fait quelque chose qui le rassurait, comme une dernière volonté ? A t'il eu une soudaine pulsion ? Comment fait-on pour déterminer LE moment propice... Que se passe-t-il dans la tête d'une personne prête à passer à l'acte dans les minutes qui précède le geste. Est-on heureux de sa décision ? Libre ou libéré ? Angoissé ? Traumatisé ? Souriant ? Tremblant ? Peureux ? Serein ? Fier ? En pleurs ? Beaucoup de suicidés passe à l'acte chez eux nus... Pourquoi ?

Le suicide engendre chez moi beaucoup de questions et une certaine fascination sans jamais avoir eu l’idée ou l’envie de passer à l’acte. Il faut être si courageux pour décider soi même de sa propre fin. Qui de censé peut avoir le courage (OUI) de retirer le tabouret, de se jeter dans le vide, d'appuyer sur la gâchette... Il faut être sacrement courageux pour ne pas toujours repousser l'instant. Décider de son propre destin est un choix que je respecte sans le comprendre pour autant.

Une photo parue dans « Le Matin » m’avait déjà marquée il y a quelques semaines. On y voyait sur une demi-page un ado - gay - en rupture sentimentale et en gros plan. Lui sur le toit d’un immeuble, depuis trois heures, courbé, les mains sur les genoux, les pieds à demi dans le vide, le regard terrorisé, terriblement malheureux, dégageant un mal être certain, une angoisse palpable, ses cheveux mouillés de sueur et des adultes proche de lui venus là pour l’aider et le faire descendre. Rajouter à cela un magnifique ciel bleu en toile de fond. L’image était superbement... malsaine ! Un contraste inouï entre la rare violence du geste et la sérénité de l’arrière plan… Il fini par sauter le tout encouragé et filmé par le public massé en bas de l'immeuble (Sic). La lâcheté aurait été de céder et de redescendre. Il se serait fait huer je pense. Il a été plus fort que tous ces cons resté en bas à crier. Il a pour toujours gagné le respect.

En regardant cette photo, en la décryptant, puis en essayant de la comprendre, je suis devenu le témoin d'un ultime instant de vie, la sienne... Un moment grave, unique et bouleversant, un moment même intime qu'il ne pensait sûrement pas partager avec le monde entier dont moi.

Le choc d’une photo vaut dès fois plus, que le poids des mots.

RIP !