vendredi 14 décembre 2007

Ich liebe dich Berlin

Berlin, Berlin terminus... Tout le monde descend et en redemande !

Mission presque accomplie :-)

3 heures de sommeil et un vol aller en compagnie d'une classe de dégénérés partis en goguette pour un échange de correspondants avec leur prof d'allemand d'ailleurs totalement folle. Arrêt forcé ensuite à la douane pendant 25 minutes avec le préposé, son chef, le chef du chef et un autre collègue à cause de la photo de mon passeport qui s'était décollé. On ne rentre pas dans Berlin comme ça... A quoi sert l'Europe ?

Brunch, visite en bus de touristes et sans frauder malgré ma tentative avec à la clef 15 euros d'économie... raté ! Flânage dans les rues et surtout à l'étage gastronomie des Galeries Lafayette du coin. D'ailleurs, le Lafayette Gourmet n'a qu'à bien se tenir à ce propos, le rayon allemand est totalement génial. Vin chaud, défilé de père Noël en moto mais pas de shopping car la mode "Automne-hiver" made in Roumanie 1984 est ce qu'il y a de plus branché à Berlin en ce moment... Et j'adhère pas au look coco vieillot. Restaurant complet, restaurant de rechange et dîner entre la photo de Giscard et la dédicace de Roger Moore. On n'est juste pas passé inaperçu en demandant à touts les serveurs les plus gays et "in" de la salle leur conseils sur ou sortir...

Les avis de tout le monde divergent:

Le Watergate réunissant toute la (très) jeunesse dorée de la ville
Un club à cul d'après A genre le So36
Le Berghain club électro de fous !

Nous irons à ce dernier en promettant à R que si on croise trop de mecs simplement habillés de cagoule en cuirs et d'une moustache à la village people, nous partirons. Personne ne connaissant (ou veut publiquement le connaître), nous y sommes arrivés tant bien que mal en 2 trajets de taxis dont un d'1 minutes 30, nous étions à 300 mètres sans le savoir. On nous promet 2 heures de queue, mais c'est un club de folies, alors ça ira. Il faudra penser à l'avenir à retenir certains de nos propos car même en Allemagne, on a vite fait de tomber sur 2 genevois à 1 mètre de nous et qui comprennent tout ce qu'on dit pour le coup. On est grillés ça y est, on ne va pas rentrer.... C'est 1 heure de queue seulement que nous ferons par -40°c au moins bien rangés 2 par 2 devant un bâtiment immense, récupération d'une ancienne centrale électrique des années 50 avant... de pouvoir affronter le physio qui est une sorte de bourreau, jumeau de Chabal, tatoué et clouté de partout en collants et bottes mais avec un noeud papillon... très chatoyant.

Vient ensuite une fouille corporelle, la confiscation de tout appareil photo ou caméra (mais comment je vais faire ??) et nous voilà dans l'antre... The place to be ! C'est une usine avec des "oeuvres d'art" accrochées ici ou là, des backrooms, des darkrooms, un punk au vestiaire, des anges, des folles, des jeunes et d'autres qui le sont moins, des hétéros, des drogués, des gros bras, des gars avec d'énormes bras, un blond à mèche sorti de Janson de Sailly, une salle rougeâtre avec que des psykopaths torse nu, tatoués, un anneau dans chaque narines, 2 pistes de danse, des escaliers et passerelles métalliques et un son de taré.

Visite des lieux, observation, un verre... une discussion sur la prononciation de Red Bull ou Red Boull plus tard, A et moi nous nous retrouvons sur le podium en compagnie d'une lesbienne très, très (trop) devenue love de A en 5 minutes. Ce podium découpe la piste en 2 avec d'un côté des gens au demeurant normal, et de l'autre les psykopaths sortis ou pas de la salle rouge et de nulle part. Le découpage est amusant. C'est une boite étrange ou les gens dans la queue dehors, se transforment une fois à l'intérieur. Ce ne sont pas les mêmes du tout, c'est un vrai mystère. Re boissons, re re boissons devant une photographie 4 par 3 d'une chatte... Écoeurant et presque 4 heures du matin et déjà un peu sourd. Il faut partir, le programme du dimanche est chargé, on doit se lever tôt...

Aucun commentaire: