vendredi 21 décembre 2007

Rêver n'est pas jouer

La vie, ma vie, nos vies sont remplies de bons sens, de rencontres, d'amour, de bons sentiments mais tout ceci est quand même assez virtuel... Tout ou presque est futilité.

J'écris ça parce que je vais bien. J'ai le moral au top, mes envies sont toujours là, mes attentes aussi. Comme tout le monde, je cherche, je construis, je déstructure, je remets en place et fait de l'ordre. J'essaie en tout cas. Mais à quoi bon, si ne n'est que pour avoir le sentiment d'être rassuré. On se voile à peu près tous la face sans trop savoir pourquoi... c'est ce qu'on appel la socialisation sûrement.

On (je) fait un métier passionnant, excitant avec des responsabilités, de la passion souvent, des exigences, des défis, des buts à atteindre, mais on ne va pas changer la face du monde et quand on le sait, c'est assez décevant. Non personne ici n'est Mère Térésa, personne ici ne trouvera le vaccin pour contrer le sida, personne n'aura la solution contre la faim dans le monde, n'éradiquera le travail des enfants, la pauvreté, la probable réélection de François Hollande à la tête du PS, la misère sociale. Personne ici pour tendre une main. On (et selon l'expression: "on" est un con) s'en fout en fait, nous sommes des consommateurs - peu - avertis, avide de domination et chacun à son échelle. On nous sert de la soupe au 20 heures, on refait le monde et puis on zappe, on oublie. On va à l'essentiel, on va nulle part pour finir.

Combien d'entre nous réaliseront leurs rêves ?
Combien d'entre nous aurons le recul nécessaire ?
Combien d'entre nous vont sortir du lot ?
Combien d'entre nous resterons ?

1 commentaire:

Anonyme a dit…

c'est trop beau ce que tu as écrit très réaliste aussi mais au moment des fêtes est ce que l'on peut réver un peu et croire que nos rêves vont enfin se réaliser................